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  Benoît Blineau a eu du mal à digérer. Pourquoi le Medef de Loire-Atlantique ne l'a-t-il pas invité à un débat sur l'économie locale alors que Jean-Marc Ayrault (PS) et Sophie Jozan (UMP), les deux autres ténors de ces municipales, ont été sollicités ? Simple oubli ? Mépris ?

« Notre liste est pourtant composée de chefs d'entreprise et des cadres, explique-t-il. Et nous aussi, nous avons des propositions pour recréer à Nantes un tissu économique... » Car, à entendre le MoDem, « Nantes n'a pas complètement réussi sa mutation économique... Il faut instaurer un environnement amical pour l'entreprise et favoriser une économie libérale concurrentielle... »

« Pour un commercede proximité »

Aujourd'hui, l'incident semble clos. Une rencontre a eu lieu hier soir entre la commission économique de la liste « Nantes démocrate 2008 » et le syndicat patronal dirigé par Jean Leroyer. L'occasion pour le MoDem de présenter au Medef les principales mesures qu'il adopterait en cas de victoire.

Parmi ces mesures :

La création de pépinières d'entreprises. Actuellement Créativ'Nantes est la seule pépinière à Nantes. Elle ne propose que 100 places. « Insuffisant, affirme Julien Fillaud, colistier de Benoît Blineau. Nous proposons de multiplier par cinq la capacité d'accueil de ces pépinières. Et de les répartir dans les quartiers de la ville. »

Création d'une nouvelle filière locale. Le programme de « Nantes démocrate 2008 » est fortement inspiré par l'écologie et le développement durable. Notamment en matière d'habitat. « Pourquoi ne pas faciliter et intensifier le travail en commun des différents secteurs de la recherche, des artisans et des petites entreprises dans ce domaine du développement durable ? L'innovation d'aujourd'hui sera l'emploi de demain... »

Commerces de proximité. « Il faut relancer le commerce de proximité », tonne Julien Fillaud. Qui condamne « le déséquilibre » occasionné par toutes ces cathédrales de la grande distribution aux entrées de la ville. « A cause de ces hypermarchés, le commerce de centre-ville se raréfie. Il y a de plus en plus de banques. » La solution ? Appliquer l'article 58 de la loi Dutreil qui permet de préempter les baux à vendre. « Cette préemption permettrait d'imposer l'installation de certains commerces, notamment alimentaires, à certains endroits de la ville qui n'en possèdent plus. »

Création d'un micro-crédit solidaire. Benoît Blineau souhaite multiplier les petits prêts (de 4 000 € en moyenne) pour permettre à « une partie de la population la moins qualifiée » de créer des emplois (coursier, services, aides à la personne, etc.). Un système de suivi et d'accompagnement à la création de ces emplois est prévu.

Joël BIGORGNE.


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