1)
Que pensez-vous de la place de la langue bretonne dans la ville de Nantes de nos jours?
La place de la langue bretonne n’a pas la place qu’elle mérite dans la ville de Nantes. Les associations assurant le développement de la culture bretonne, culture historique de Nantes, ne bénéficient pas des structures nécessaires à leur développement. Il suffit pour s’en assurer de se rendre à Ti Keltiek (ancien conservatoire de musique de la ville de Nantes qui héberge des associations bretonnes). L’accès aux médias en langue bretonne est limité dans notre ville : les émissions en langue bretonne de France 3 ne sont plus diffusées dans notre département depuis plusieurs années ; il n’existe plus de librairie spécialisée et les fonds en langue bretonne des bibliothèques nécessiteraient d’être étoffés.
2) Pensez-vous que ce sujet touche, intéresse vos électeurs ? Dans quelles proportions ? (Avez vous déjà été contactés sur ce thème-là par exemple, et par quels genres de personnes ?)
Pour information : Selon un sondage réalisé par TMO sur les cinq départements bretons en 2001, "92% de l’ensemble des bretons pensent qu’il faut conserver la langue bretonne" et "82% d’entre-eux la considèrent comme leur langue régionale." Selon le même sondage, "41% des bretons pensent qu’il est utile de connaître le breton."
La langue bretonne fait partie de l’histoire et du patrimoine des Nantais. Il suffit de voir l’intérêt des Nantais lors de la réouverture du Château des ducs de Bretagne. Cependant, il est dommage que le musée ne mette pas plus en avant l’histoire bretonne de notre ville.
3) Nous sommes aujourd'hui au stade pré-électoral, vous êtes vous engagés sur ce sujet auprès de vos électeurs Nantais ? Si ce n'est pas le cas, pensez-vous le faire prochainement et publiquement ?
La défense des langues minoritaires fait partie intégrante programme du Modem, défendue par François Bayrou.
4) Si vous êtes prêts à vous engager, jusqu'où l'êtes-vous ? Les engagements peuvent être divers... :
· Signature de la charte de l'Office de la langue Bretonne (qui possède ses locaux à Nantes depuis 2001)
· Prise de position en faveur de l'ouverture d'un collège Diwan en langue bretonne à Nantes (prévu en septembre 2008)
· Multiplication des panneaux routiers bilingues (depuis décembre 2007 des panneaux d'entrées de ville de Nantes affichent aussi le nom breton : Naoned)
· Avez vous d'autres idées que vous développerez au sein du Conseil Municipal de Nantes ?
L’école Diwan de Nantes existe depuis plus de 25 ans à Nantes et l’ouverture d’un collège Diwan dans notre ville est une suite logique pour les élèves qui ont décidé de suivre cette filière d’enseignement bilingue par immersion.
La création sur l’agglomération nantaise d’un centre culturel, Yezhou ha Sevenadur, qui hébergera le collège et d’autres associations culturelles bretonnes permettra à Nantes d’afficher un
nouveau dynamisme, auquel contribue pleinement l’action de l’office la langue bretonne.
5) Dans quel cadre placez-vous la question de la langue bretonne à Nantes ? (Politique, Culturel, Histoire, ... ? Plusieurs de ces éléments ensemble ?)
Certes, Nantes a une histoire bretonne dont il faut préserver la mémoire mais Nantes est aussi une ville tournée vers l’avenir et cet avenir peut et doit être aussi construit sur les bases de sa culture bretonne. C’est possible ! Il suffit de voir le développement du breton sur le net, notamment avec sa cinquantième au niveau des langues utilisées sous Wikipédia : pas si mal pour une langue classée en danger par l’Unesco. Par contre, c’est au politique de mettre en place les conditions de ce développement en soutenant les projets sur la culture bretonne.
6) Est-ce que la question de la langue bretonne à Nantes vous semble liée à la question de la réunification Loire-Atlantique à la région Bretagne ? Sachant par exemple que les derniers vœux de question de l'Office de la langue Bretonne ont eu lieu a Conseil Général de Loire-Atlantique.
(http://www.ofis-bzh.org/fr/actualite/zoom/index.php?actualite_id=170)
7) Vous êtes vous prononcé sur le sujet de la réunification de la Bretagne pour les Municipales de 2008 ou par le passé ? De la même manière que pour la langue bretonne, pensez-vous que vos électeurs soient intéressés par ce sujet ?
Le sujet de la réunification est du ressort du conseil général mais notre programme prône davantage de démocratie directe et ce thème pourrait être un thème de concertation auprès de nos concitoyens du département.
Il était une fois dans l’Ouest …un maire tout puissant qui rêvait de mettre sa ville au centre du Monde. Cela allait de soi , il en serait alors le maître…
Il avait , du temps de son règne, fait construire un grand Palais de Justice pour lequel il était allé chercher un architecte de renom international. Il avait fait réaliser un Busway aux voies très très larges, des usines d’incinération avec de grandes cheminées.
Il avait démoli le vieux stade mythique des Canaris, s’était fait aménager des boulevards staliniens (50 Otages, rue du Calvaire, rue Porte Neuve ) , une place Bolchevique (Place Viarme), des immeubles à la Ceausescu (CHU, nouvel hôtel de Police), et un périphérique submersible doté des plus beaux bouchons.
Un jour il découvrit une île vierge , il s’en empara et projeta aussitôt de la bétonner.
Ainsi pourrait–il lui aussi s’inscrire dans la grande tradition nantaise qui piétine le passé, celle-la même qui mit au rebut le pont transbordeur, l’ancienne Gare, les tours Lu art nouveau, la belle perspective qui prolongeait le cour St André jusqu’à l’autre rive, l’île Feydeau, l’Erdre des 50 Otages.
Il manquait pourtant au maire un projet qui le ferait passer pour plus grand auprès de ses sujets : il le trouva un jour sous la forme d’un aéroport international. Il trépigna tant que Paris finit par lui offrir, sur un plateau, en pleine campagne municipale…
Puis l’appétit du maire enfla : le voilà qui demandait maintenant à ses sujets de se sacrifier pour 200 projets sortis comme ça de sa besace .
Mais un jour il fit un cauchemar. Il rêva que sa ville de NANTES était devenue Orange. Qu’il régnait dans la ville une animation comme on l’imagine pendant une expo universelle . Les transports gratuits avaient redonné leur bonne humeur et leur sourire aux nantais, les rues s’étaient désengorgées de leurs voitures, et les passants se promenaient dans les rues ou le long des berges de leur belle rivière la Loire. Les pêcheurs s’étaient installés pour taquiner le poisson dont la Loire regorgeait à nouveau…
Des arbres avaient poussé partout, comme les pistes cyclables. Des maisons de quartier avaient ouvert leurs portes et les habitants venaient y exprimer leur bonheur, et y discuter leurs points de vue comme ils n’avaient jamais pu le faire avant.. Les enfants ne juraient plus que par le téléphérique et les navettes sur la Loire. Tous voulaient aller voir les voiliers du nouveau port de Plaisance.
Même le tramway y avait mis du sien : des lignes avaient été prolongées, et comme par enchantement la ligne 2 avait poussé le pied de nez jusqu’à arriver dans l’aéroport embelli pour la circonstance : Il avait une nouvelle piste et les avions ne survolaient plus la ville. On avait mis une croix sur le projet fou de Notre Dame des Landes, et la Ligne à Grande Vitesse reliait déjà Nantes à Paris.
Singulièrement la ville était en effervescence , mais sereine. L’énervement avait disparu, les klaxons s’étaient tu, la bonne humeur s’était installée. Vélos et piétons se partageaient les rues avec les voitures. Une rumeur disait même qu’on allait fermer les sites Seveso qui avaient menacé les nantais pendant autant d’années, et qu’on allait enfin faire du tri sélectif pour rendre la ville verte…
Le maire tout puissant sortit de son cauchemar en sueur. Il quitta son domicile parisien, prit l’avion pour Nantes, et lorsqu’il débarqua de l’avion, il demanda à son chauffeur de l’emmener sur son périphérique pour s’assurer qu’il était toujours aussi encombré. Il esquissa un sourire en voyant le tram s’arrêter à 800 mètres de l’aéroport : il était rassuré : rien n’avait changé. Même son périf bouchonnait comme avant…Alors prendrait-il la peine d’aller sur le quai André Morice jubiler devant son projet d’ «hélistation qui court sur la Loire » , beau bras d’honneur fait à l’UNESCO, qui lui assurait que le classement de l’Estuaire au patrimoine de l’humanité se ferait beaucoup plus tard ? Oui, il demanda au chauffeur de faire le détour ; celui-ci s’exécuta, et le ravissement du maire frôla l’extase lorsque son véhicule fut immobilisé dans les bouchons autour du CHU. Pas de doute c’était toujours aussi difficile pour accéder ou stationner devant ce CHU. Et c’était bien ainsi .
Petit à petit il se sentait mieux. Rentrerait-il aussitôt à Paris ou perdait-il la journée à Nantes ? Il se laissa bercer dans les bouchons, et sa bonne humeur revenue, il décida qu’il pouvait regagner tranquillement la ville qui s’acharnait à demeurer la capitale de la France.
Après les 316 décisions du rapport Attali pour changer la France, voire la sauver, dont 8 ambitions et 20 décisions « fondamentales », toutes soumises au veto du président de la République, nous avons , pour Nantes , les 221 propositions du projet de Jean-Marc Ayrault pour Nantes . Qui dit mieux ? et que peut –il bien manquer encore ? Que nous réserve t-on encore pour la fin de la campagne ?
Sans doute quelques « mesures phares », quelques « gestes architecturaux », pour parler comme la liste de droite , en cela dans la lignée parfaite de la politique spectacle du candidat sortant, parfaitement illustrée par les coups que l’ont sait (l’estuaire, la Fabrique, le monument de l’esclavage ..). Chacun de ces projets peut avoir ses vertus, mais là n’est pas le débat. Ce qui fait le débat c’est la façon de faire ou de ne pas faire, et c’est ...l’absence de débat, ce sont les coups, les ZAC, ( et leur révision inopinée des plans d’urbanisme) !
Après vingt ans d’exercice du pouvoir sans partage, comment se fait-il qu’il reste tant à faire, et que l’on donne l’impression que l’issue de tout dépendra du succès de la liste de gauche ou de la liste de droite ?.
Nul doute que l’on va nous trouver encore quelques bons coups à faire, pour le plus grand bien, bien entendu, du citoyen ainsi cajolé, flatté, et mis devant le fait accompli de promesses antérieures, éventuellement retardées au profit de promesses ou d’idées médiatiques plus ou moins géniales tout au long du mandat.
On ne sait même plus d’où viennent les promesses, reprises par chaque candidat ou candidate :
Qui ne veut pas faire de l’ïle de Nantes un lieu fort, attractif, emblèmatique ? Pourqoi pas une cité de l’innovation et du développement durable au bout de l’île de Nantes comme le propose la droite , ou un Bâtiment Phare servant aussi de station à un téléphérique comme nous en émettons l’idée ? Pourqoi pas un centre international et un lycée international, bien utiles effectivement ? Tout le monde apparemment est pour le port de plaisance dont nous revendiquons l’idée .Discutons en donc avec la population nantaise ! C’est cela l’urbanisme démocratique. A travers les ateliers d’urbanisme, le droit de pétition, le référendum d’initiative populaire que nous avons déjà proposés.
Au nom du patrimoine et du commerce est-il si bien que cela de faire un nouveau centre commercial à Gloriette, comme le réclame la droite ? On peut en douter et pour plusieurs raisons : c’est un magnifique espace libre, lieu de marché , de rencontres, et de spectacles de rue. Certes c’est aussi un parking (que l’on pourrait enterrer ?). C’est un lieu majeur pour le secteur sauvegardé de Nantes, c’est un lieu historique, à l’emplacement de l’ancien port du 18°siècle. Enfin, si l’on veut créer un commerce de proximité pour le futur quartier de l’île Sainte-Anne, ou ranimer le commerce de proximité en centre ville ce n’est pas ainsi qu’il faut s’y prendre. On ne peut faire pire. Cela doit donc faire aussi l’objet d’un débat attentif à l’occasion d’une réflexion d’ensemble sur une éventuelle révision du plan de sauvegarde, et, autour de lui, du plan local d’urbanisme de Nantes. Bref il nous faut autant de globalité que de démocratie !
Voici que Jean-Marc Ayrault découvre, après 20 ans de pouvoir , les « ateliers participatifs » ! Quelle mouche l’ a-t-il soudain piqué ? A quand le référendum ?
Voici aussi qu’il prétend être le seul à présenter « un programme d’agglomération ».alors que ce n’est que depuis un an que la communauté urbaine est dotée ( mais jusqu’à Saint-Nazaire) d’un schéma de cohérence territoriale, d’ailleurs peu contraignant. Et cela sans qu’il y ait même un schéma de secteur pour l’agglomération toute entière, et sans qu’il y ait eu au conseil de la Communauté urbaine de vrai débat d’ensemble sur l’intérêt communautaire et les objectifs communs qui doivent en découler. D’ailleurs le conseil de la Communauté urbaine n’est depuis l’origine qu’une chambre d’enregistrement des volontés du président arbitrant adroitement entre ses collègues maires de l’agglomération, par-dessus la tête des citoyens , sans vrai débat au Conseil, et sans que la population y soit associée, autrement que par les traditionnelles expositions et enquêtes publiques, sur des projets totalement ficelés.
Il est temps de changer ce simulacre de démocratie.Il est temps de créer des quartiers nouveaux, réellement écologiques, bien desservis , à l’habitat et la population mixte, comprenant non seulement plus que le minimum social prévu par la loi SRU, mais aussi, et hors de tout ghetto, de l’habitat trés social, en nombre suffisant , accompagné par tous les services de solidarité de quartier dont chacun a besoin.
Pour cela il faut reprendre les propositions de tous les candidats allant dans ce sens,. Mais il faut aussi faire , avec la population, l’inventaire de ce qui existe, de ce qui manque, et des moyens financiers, en locaux et en personnel nécessaires à la réalisation des quartiers nouveaux .
Nous nous engageons à cela, à créer dés la première année du mandat ( et donc sur deux budgets) cent logements très sociaux, prioritaires , et sans pour autant revenir sur le rythme de construction des autres logements. De même que nous nous engageons à emprunter si nécessaire pour constituer les réserves foncières pour assurer l’avenir du logement à Nantes, au profit des jeunes, des cadres, des salariés , et des personnes isolées ou en difficulté, avec la collaboration de tous les organismes compétents.
A-H Mesnard MODEM Nantes
Le 10 janvier 2008 l’AG CENS à l’occasion de son Assemblée Générale annuelle a présenté un budget déficitaire de plus de 200 000 € pour l’année scolaire 2007/2008 ; La situation économique de cette école, située sur la plaine de la Jonelière, pour athlètes de haut-niveau nous préoccupe particulièrement.
En effet, depuis plus de 20 ans, de Lionel JOSPIN à Jean-François LAMOUR, cette école a toujours été reconnue comme une chance, un model d’intégration des athlètes de haut-niveau dans notre société au-delà de leur carrière de sportif.
Si Nantes à vocation à accueillir des évènements sportifs d’envergure, ce qui a été le cas avec réussite en 1998 coupe du monde de football, en 2007 avec la coupe du monde de rugby et les championnats du monde de handball féminin, et nous nous en félicitons, elle ne peut pas limiter son investissement aux seuls équipements et son engagement financier à l’évènementiel ; Elle doit en ce qui concerne la performance valoriser dans les conventions qu’elle signe avec les clubs de l’élite, la formation, qu’ils doivent assurer à leurs jeunes licenciés.
En ce sens, au-delà des retombées médiatiques de leurs résultats sportifs sur la ville le subventionnement de ces clubs doit être conditionné à leur engagement à être présent dans les quartiers et à assumer la formation sportive, scolaire et morale des jeunes intégrés dans leur centre de formation.
C’est pourquoi, aujourd’hui, nous sommes inquiets de la non reconduction, à ce jour, de la convention qui lie le FCNA à l’AG CENS – partenaire historique de cette école où elle scolarise un bon tiers des élèves - .
Quelles sont les priorités du Président du FCNA (cf. article presse océan du jeudi 17/01/08) un nouveau logo, un nouveau stade, une nouvelle cuisine au centre de formation, etc. ?
Sans nous ingérer dans la gestion des clubs en général et du FCNA en particulier, le choix de notre équipe en ce domaine est clair ; en partenariat avec les autres collectivités territoriales et l’Etat, c’est de donner la priorité à la formation !